INFOS IMPORTANTES RESERVATION DES CHIOTS

L’évolution du chiot de sa naissance jusqu’au « sevrage » passe par plusieurs étapes, physiques et psychologiques. La transition alimentaire, le jeu, les codes sociaux, l’autonomie, la sociabilisation à l’environnement ainsi que l’apprentissage des autocontrôles sont des mécanismes complexes et décisifs pour le futur du chien, dans sa stabilité émotionnelle et comportementale.

 

Loin des élevages « usine » ou les chiots ne connaissent que leur chenil bétonné et leur mère, avant de rejoindre leur famille à 8 semaines, nous portons une attention extrême à l’enrichissement des interactions avec les chiots.

Le caractère de la maman a une importance, mais pas seulement, vous allez comprendre pourquoi ;

 

NAISSANCE

A l’élevage, les naissances se déroulent  sous notre surveillance (avec les joies de l’insomnie parfois…). Improvisées dans la cuisine, ou bien alors dans l’espace maternité, les chiennes s’installent près de nous selon l’heure de la journée et selon notre planning,. L’idée est qu’elles soient rassurées, et que malgré notre activité nous ayons toujours un œil sur elle, car le moment X n’a pas d’horaire fixe…

En général, la Nature exerce très bien toute seule sa magie, nous n’intervenons pas. Sauf pour sécher brièvement les chiots à leur sortie avant de les placer sous les mamelles. C’est au chiot de se débrouiller pour téter. Une fois qu’il a compris, il trouve très bien le chemin de la mamelle à chaque fois qu’il ressent le besoin de téter.

Les chiots seront alors manipulés et caressés chaque jour individuellement. Ils dorment beaucoup encore, mais notre « imprégnation » se fait de manière progressive.  Il ne faut pas être « invasif » non plus.

 

A 3/5 semaines, la transition alimentaire commence, les chiots s’intéressent aux croquettes et gagnent chaque jour en autonomie. L’autonomie passe principalement par le jeu. Les interactions avec l’environnement, bruits et musique, jouets, animaux (autres chiens, ou chats etc…) sont alors à l’ordre du jour. Eleveurs de chats, la familiarisation avec le félin pour nos chiots est quotidienne.

Chez Washita Ahow, nous avons choisi de sortir les chiots à l’extérieur durant cette phase de 3 à 5 semaines environ, même l’hiver, de manière progressive bien sur (et selon la température extérieure). L’extérieur est bien plus riche en stimulations que les murs d’une maternité, même si celle-ci est agrémentée de jouets…

 

Là, les autres chiennes, appelées par leur fonction de « taties », sont conviées à rejoindre les petits. Chacune a un caractère différent, certaines sont plus « disciplinaires, d’autres sont plus joueuses, d’autres plus câlines etc.…), et le mimétisme instinctif des chiots prends alors tout son intérêt. Pas de mimétisme unique envers la maman. Les codes sociaux sont plus nombreux, les interactions fusent (toujours de manière progressive on est d’accord), les chiots trouvent généralement une maturité précoce et cela s’en ressent dans le groupe. Chaque chiot à « son moment » avec « sa maman ou bien avec sa tatie » et cela augmente visiblement le potentiel de CHAQUE chiot.

 

 A 6/8 semaines, en extérieur exclusivement, les chiots sont familiarisés avec un tas de choses et d’individus, Britney notre vache naine, nos oies et poulettes, nos chevaux parfois, circulent librement  devant leur parc. Le tracteur, les véhicules en manœuvre, les klaxons si besoin, le quad, ne leur font pas peur, et la pluie, parfois l’orage et le tonnerre les indiffèrent complètement. Tout devient « normal », et l’apprentissage de nouvelles choses peut maintenant aller vite. Les allers-retours de ma famille, amis, enfants, livreurs, ou autres visiteurs leur permet d’observer et de se familiariser plus aisément. Le parc-chiot est positionné de façon centrale au domaine, ce qui nous permet de surveiller régulièrement  d’un œil de par la fenêtre du chalet, et permet également d’être au premier plan de toute activité et circulation.

Sous surveillance, nous ouvrons la porte du parc-chiot et ceux-ci peuvent un peu plus découvrir la végétation et se mouvoir librement jusqu’à se retrouver parfois entre les 4 pattes de notre vache, qui un peu dérangée par cette agitation, prends toute précaution pour ne pas leur marcher dessus. C’est très drôle à voir.

 

 

 

LE CHOIX DU CHIOT

 

MALE OU FEMELLE ? Pas de différences notoires de caractère entre un mâle et une femelle. Choississez plus tôt selon votre envie ou bien selon les "contraintes " (mâles= lèvent la patte (et encore, certaines femelles le font aussi)  et femelles= chaleurs 3 semaines deux fois par an environ)...

 

Les différences entre les chiots à l’âge de 8 semaines chez le Berger Blanc sont bien loin des idées reçues. Il est nécessaire de comprendre la différence :

-          entre le potentiel d’un chiot

-          et entre l’observation que l’on pourrait avoir.

 

Le potentiel psychologique d’un chiot dépend prioritairement d’une bonne sociabilisation avant une éventuelle différence interindividuelle (qui reste en plus difficilement palpable à cet âge la), ou du caractère de la mère.

Chez le Berger Blanc, la sélection de la race depuis des dizaines d’année a permis d’avoir un chien polyvalent, facile à vivre et à éduquer, prompt au dressage et au travail, interactif et très réceptif. Ces chiens sont extrêmement MALEABLES.

C’est important de le souligner, car le caractère et le comportement de votre chien va dépendre :

-          d’abord du choix de l’élevage et du travail de sociabilisation mis en place par l’éleveur

-          mais aussi de par l’éducation et de par le quotidien du chiot, de 8 semaines, à l’adolescence puis enfin par les conditions de vie à l’âge adulte.

 

L’observation d’un chiot lors de la visite d’un acquéreur ne peut aboutir à des conclusions comportementales ou affectives.

-          Un chiot plus « actif ou joueur » peut se démarquer à ce moment là car il sort de sa sieste reposé et en pleine forme alors que les autres viennent de s’endormir seulement et préfèrent rester prostrés.

-          Un chiot plus « câlin » peut être juste un peu plus immature que les autres et cherchera le câlin de votre main alors que la semaine suivante il aura rattrapé voir dépassé les autres en autonomie et devenir plus indépendant.

-          Un chiot semblant plus « timide » peut, une fois dans sa famille, s’épanouir et prendre du caractère et devenir pot de colle et extraverti.

-          Un chiot plus « téméraire et caractériel » peut à l’inverse se calmer à l’adolescence et devenir un adulte calme, plan-plan ou feignant.

 

Les conditions de vie, l’éducation, le cadre familial, le temps et l’attention que VOUS donnerez à votre chiot contextualise l’épanouissement du chiot et modèle son caractère et son comportement.

 

Cependant, il est démontré que chez certaines races de chien de catégorie « instinctive ou primaire », comme les terriers, certains chiens de chasse, chien de meute (husky…) les différences comportementales sont plus ancrées et décelables dès le jeune âge, car ces chiens, bien moins malléables que le berger blanc, présentent et conserveront malgré le dressage des aptitudes naturelles et non acquises. Les reflexes et instinct prennent plus de place dans le comportement et le dressage ne fait que limiter ou améliorer en vue d’un objectif (obéissance, chasse, ou performance sportives..) Le Berger Blanc n’a pas de « spécificité » et s’adapte à ce qu’on lui propose.

 

Même nous, qui voyons et vivons avec les chiots dès leur naissance, ne pouvons conseiller tel ou tel chiot sur une observation de leur comportement. Ne soyez donc pas déçu de ne pas être conforté sur l’idée « d’avoir un chiot qui vous est particulièrement destiné  » et soyez au contraire heureux d’avoir une petite boule bien sociabilisée qui a un grand potentiel pour devenir le chien idéal « à vos yeux » et selon « vos attentes », en « collaboration » je dirai avec vous.  Soyez fier d’être acteur dans son évolution et soyez convaincu qu’il n’y a pas de clivage de caractère à l’âge de 2 mois.

 

Indiya, Gena, Alaska et Pi-Per sont été les dernières femelles à être identifiées et donc choisies. Ce sont des chiennes remarquables, différentes mais extras, et pourtant elles n’ont pas été désignées au milieu des autres pour une quelconque aptitude que ce soit.

 

Les chiots sont attribués sans choix et sans préférence lors de l’implantation de la puce électronique chez le véto, ou le nom choisi par l’acquéreur est inscrit dans le registre national (ICAD) en corrélation avec son numéro de puce unique. Cette inscription reprends les infos telles que la race, le sexe, la date de naissance…

 

Qu’en est-il du physique ?

 « Je veux le meilleur, le plus gros ! » entend-on souvent.  La croissance n’a pas la même courbe pour chaque chiot, et un plus gros peut devenir à l’âge adulte plus petit que son frère qui était plus svelte et petit.  Je pensais comme vous mais l’expérience et le nombre de chiots nés chez nous et devenus adultes m’ont rapidement convaincu du contraire.

Tous blancs, on ne peut pas ou très difficilement les différencier. Les têtes, détail des yeux etc sont un casse tête chinois à démarquer (sans se tromper 5 mn après).

 

Certains éleveurs de Berger Blanc vantent de manière commerciale le choix du chiot par l’acquéreur. Chacun fait comme il pense le mieux, cependant je préfère vanter et m’investir grandement sur les conditions de sociabilisation du chiot ; ainsi que sur le conseil à la gestion de l’éducation du Berger Blanc pour les acquéreurs..

Le suivi est important et nos « clients » peuvent nous demander conseil ou assistance même des années après l’adoption du chiot. Sensibiliser sur les ENJEUX REELS du devenir comportemental de leur chien et non sur des idées reçues mérite bien plus à mon sens et c’est notre travail de professionnel qui fait notre réputation. 

 

 

Si vous avez des questions, appelez moi, j’ai des exemples à la pelle, et l’acquiescement d’éducateurs canins comportementalistes. 


 

 

POUR CEUX QUI SOUHAITERONT FAIRE REPRODUIRE LEUR CHIEN

NOUVELLE REGLETEMENTATION AU 1er JANV 2016 A CONNAITRE

 

Pour l’achat d’un chiot ou d’un chaton le recours aux petites annonces est le moyen le plus utilisé, des milliers d’annonces sont disponibles dans ce domaine. Mais de nombreuses annonces sont à l’origine de trafic d’animaux. C’est pourquoi à partir du 1er janvier 2016, la réglementation concernant la protection des animaux de compagnie sera renforcée et de nouvelles obligations seront mises en place pour encadrer la vente de chiots et de chatons.

 

Les changements liés à la réglementation: vente de chiots et de chatons du 1er janvier 2016

Pour vendre un chiot ou un chaton les annonces sont concernées par deux types de vendeurs : les éleveurs et les particuliers.

 

Un particulier est considéré comme quelqu’un ne possédant qu’une seule femelle reproductrice et qui ne vend pas plus d’une portée par an.

 

Un éleveur est considéré comme une entreprise soumise au code du travail et possédant un numéro SIREN qui doit figurer sur toutes annonces de vente. Un éleveur possède plusieurs femelles reproductrices (chien ou chat) mettant en vente plusieurs portées par an.

 

A partir du 1er janvier 2016 : La distinction entre particulier et éleveur n’aura plus lieu d’être dès lors qu’une portée est mise en vente. Tout vendeur sera considéré comme professionnel et devra déclarer ses ventes au titre des bénéfices non commerciaux (BNC). Seule la cession gratuite n’est pas concernée par la réglementation. Le terme « gratuit » sera obligatoire sur une annonce.

 

 

 

Réglementation pour les chiots et chatons non-inscrits au LOF ou au LOOF

A partir du 1er Janvier 2016, tout éleveur ou particulier désireux de vendre des chiots ou des chatons non-inscrits au LOF ou au LOOF devra faire une demande d’immatriculation auprès de la chambre d’Agriculture pour obtenir un numéro SIREN, numéro à 9 chiffres qui devra obligatoirement figurer sur toutes les annonces de ventes publiées.

 

Un formulaire peut être téléchargé : « La déclaration de création d’une entreprise agricole ». Il est à remplir et à renvoyer par courrier à votre chambre d’agriculture départementale.

 

 

 

Réglementation pour les chiots et chatons inscrits au LOF ou au LOOF

Pour les éleveurs qui possèdent des animaux (chiens ou chats) inscrits à un livre généalogique et qui ne produisent pas plus d’une portée par an et par foyer fiscal n’ont pas l’obligation de détenir un numéro SIREN. Pour être dans les normes de la réglementation du 1er janvier 2016, toute portée devra être déclarée au LOF (chiens de race) ou LOOF (chats de race). A la suite de cette déclaration de naissance l’éleveur recevra un numéro de portée qui devra obligatoirement être affiché sur toutes annonces de cession publiées. Ce numéro de portée garantie la traçabilité des animaux et permet de vérifier leur origine grâce aux livres des origines.

 

Pour les éleveurs qui vendent plus d’une portée par an et par foyer fiscal seront dans l’obligation d’obtenir un numéro SIREN auprès de la chambre d’agriculture, même si les portées sont déclarées aux livres des origines.

 

Pour connaître en détail la marche à suivre pour obtenir un numéro de portée et les tarifs en vigueur vous pouvez-vous renseigner auprès du site internet de la SCC (pour les chiens) et du LOOF (pour les chats).

 

http ://www.scc.asso.fr/

http://www.loof.asso.fr/

Informations obligatoires pour les annonces de vente de chiots et chatons

A partir du 1er Janvier 2016 toute annonce de vente de chiot ou de chaton devra obligatoirement contenir les informations suivantes :

 

Le numéro de portée si l’éleveur ne produit et ne déclare qu’une seule portée par an au LOF ou au LOOF

Le numéro SIREN pour tous les autres

L’âge des animaux en vente

Le numéro d’identification ou celui de la mère

L’inscription ou non à un livre généalogique

Le nombre d’animaux de la portée concernée